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Blog Révèle | Journée internationale du sport féminin : on fait un point ?
Plaquons tous les stéréotypes sur les sports de contact féminin ! Profitons de cette journée internationale du sport féminin, pour faire une piqûre de rappel sur l’importance de la mixité dans le sport. Médiatisation, professionnalisation : on fait le point.
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Journée internationale du sport féminin : on fait un point ?

Notre combat de tous les jours ? Mettre KO, au tapis, plaquer tous les stéréotypes sur les sports de contact féminin ! Profitons de cette journée internationale du sport féminin, pour faire une piqûre de rappel (rien avoir avec le dopage 😉) sur l’importance de la mixité dans le sport.

Le sport féminin a de plus en plus de visibilité, notamment grâce aux combats ou matchs des sportives et grâce à la médiatisation de celles-ci. Mais cela n’est pas suffisant, le sport féminin n’échappe pas (encore) aux inégalités homme/femme. Selon les chiffres de la MSJEPVA (Ministère des sports, de la jeunesse, de l’éducation populaire et de la vie associative), en 2014, 37,5 % des femmes étaient licenciées dans une fédération sportive (majoritairement concentrées dans les catégories dites « féminines »), contre 62,7% pour les hommes. Mesdames (et mesdemoiselles), il est temps pour nous toutes de trouver le sport qui nous donne envie de nous engager à fond et de faire remonter ces statistiques !

« Des sports d’hommes » et « des sports de femmes » ?!

Prisca Vicot - Ambassadrice Révèle

@prisca_vicot – Ambassadrice Révèle

Les femmes ne seraient donc pas aptes à pratiquer le rugby, la boxe, le football, le judo, etc… mais seraient naturellement danseuses ou bien gymnastes et non légitimes dans d’autres sports ? Ne peut-on pas utiliser la souplesse ou la vitesse à d’autres escients ? Grâce à plus de prise en charge et à leur volonté et leur détermination, les sportives françaises ont par exemple excellé en 2016 dans des pratiques dites « masculines » et l’intérêt médiatique s’affirme de plus en plus.

Néanmoins, les femmes sont moins présentes dans ces sports et dans le milieu compétitif pour deux raisons :

  • Un ancrage historique, complètement faussé qui décrédibilise les femmes dans le sport (interdiction de participer à certaines compétitions ou disciplines pendant des années, etc.)
  • Un ensemble de clichés et de dévalorisation auxquels les petites filles, les adolescentes et les femmes sportives doivent faire face chaque jour.

Mais les regards sont loin d’être tous négatifs, et hommes comme femmes, ils sont de plus en plus à bousculer les clichés et faire bouger les limites, pour libérer les femmes et les jeunes filles des stéréotypes ou préjugés et leur permettre de faire un choix de sport qui suit uniquement leurs envies et affinités personnelles.

Du côté professionnel ?

Que ce soit du côté des sportifs de haut-niveau, de l’encadrement ou des dirigeants, le sport souffre également d’inégalités homme/femme notamment au niveau des salaires et de la sous-représentation des femmes.

D’après Michèle André, dans son rapport en 2011 : égalité des femmes et des hommes dans le sport : comme dans le marathon, ce sont les derniers mètres les plus difficiles, « cette sous-représentation des femmes dans les instances de direction du sport ne contribue pas à une bonne prise en compte du sport féminin et des attentes spécifiques des femmes en matière de pratique sportive. ».

Ce constat est exactement le point de départ de la marque Révèle. En effet, Laetitia et Clémence, co-fondatrices de Révèle, rugbywomen, ont dû se confronter à la difficulté de trouver des équipements adaptés aux femmes dans les sports dits « masculins ». C’est dans ce contexte qu’elles décident de créer une marque d’équipements techniques et de protections spécifiques à la morphologie féminine pour les sports de contact, pensés par des sportives, au plus près des terrains. L’objectif ? Donner l’occasion aux femmes d’affirmer pleinement leur pratique, leur féminité et leur passion.

En bref, il faut des femmes pour penser aux besoins des femmes !

Michèle André ajoute, « les femmes qui se lancent dans les sports considérés comme masculins s’exposent à être considérées comme « masculines », suivant un procès de virilisation humiliant et sexiste qui commence à partir du moment où les sportives sont trop grandes, trop fortes, trop musclées, trop performantes. Les femmes trop performantes ont vite fait d’être soupçonnées sur leur identité sexuelle ». Quelle sportive n’a pas déjà entendu une remarque désobligeante sur son physique ou sa personnalité ?! La priorité est donc de continuer à lutter contre les préjugés afin de normaliser la pratique sportive féminine sur l’ensemble des activités.

Vous êtes prêtes ? Nous, oui ! 💪 👊